vendredi 6 février 2015

Portraits de femmes


Elles sont femmes, mères de famille, Chefs pâtissières, chefs d'entreprises, dans le métier depuis leur plus jeune âge ou reconverties professionnelles, talentueuses, audacieuses et courageuses...

Portraits de quelques femmes qui comptent, qui font référence, et que j'admire particulièrement.
  • Claire Damon
    Des Gateaux et du pain, c'est elle.
    Après être passée par chez Hermé, Ladurée ou encore Fauchon, Claire Damon a ouvert sa première boutique en 2007, à peine âgée de 31 ans !
    Exigeante et déterminée, elle prête à son apprentissage auprès de Pierre Hermé son goût pour les produits de qualité (Valrhona sinon rien !), sa sensibilité qui stimule sa créativité.
    Ses créations, d'ailleurs, sont reconnues comme étant parmi les meilleures de la capitale. Surprenantes en goût, en finesse, elle marie les saveurs et les textures avec une agilité, une virtuosité et une élégance que lui reconnaissent connaisseurs gourmets et amateurs gourmands.
    Parmi ses créations emblématiques, le Montblanc Cassis, l'Absolu Citron, ou la création évènement de la rentrée 2014, l'Initiale CD, composée de myrtille et d'une crème infusée au foin... Surprenant et renversant.

Montblanc cassis
Des gateaux et du pain

Initiale CD
Des gateaux et du pain


  • Alice Barday
    Si vous êtes parisien, vous la connaissez sans le savoir.
    La chef pâtissière à l'origine de Popelini, les petits choux qui ont révolutionné le marché, donné un coup de fouet à la notion de mono-produit, développé  notre addiction à la pâte à chou, bien avant l'éclair ou le profiterole, c'est elle !
    Après une formation chez Ferrandi, puis un passage au Plaza Athénée aux côtés de Christophe Michalak, elle a développé ses compétences entre autres chez Ladurée, avant l'aventure des choux.
    Aujourd'hui, elle travaille chez Lucien Moutarlier.
Popelini
  • Catherine Kluger
    Après une carrière d’avocate en propriété intellectuelle, c'est à 38 ans que Catherine Kluger s'est lancée dans la pâtisserie, ou plus précisément, dans la tarterie.
    Sans passer par la case CAP, elle prend des cours auprès de Nicolas Bernardé, consultant et Meilleur Ouvrier de France, crée son entreprise, la fameuse Tartes Kluger, et ouvre sa première boutique en 2009.
    La suite, un tourbillon de succès pour la "Reine des tartes": des livres en partenariat avec les éditions Marabout, une 2ème boutique, et des projets d'expansion à l'international.
    Si vous ne l'avez pas encore fait, n'attendez plus pour goûter ses créations salées ou sucrées, des tartes à la pâtes croustillantes grâce aux graines de pavot qu'elle incorpore, un mélange de saveurs surprenants comme la tarte poulet curry et tomates concassées, ou la cheesecake thé vert matcha.
Tarte Kluger

  • Scarlette et Margot Joubert
    L'une est diplômée en management en hôtellerie, l'autre est ingénieure agronome. En 2010, ces 2 sœurs créent Marlette dans leur Île de Ré natale.
    A l'origine, Marlette, ce sont des préparation bio pour pain et pâtisserie.
    Petit à petit, elles développent la gamme, notamment en proposant des préparations sans gluten, se font connaitre et sont distribuées partout en France, Suisse et Belgique.
    En 2012, la marque rejoint le groupe Orientis (Kusmi Tea, Love Organic).
    En 2013, elle intègre les linéaires de Marks & Spencer et ouvre une 1ère boutique à laquelle s'ajoute un espace restauration. Située rue des Martyrs, cette cantine devient vite un lieu trendy pris d'assaut à l'heure du brunch.
    En 2015, les sœurs entrepreneuses ont l'ambition d'ouvrir 3 nouveaux magasins en France.

Préparations Marlette
Du haut bas de ma trentaine, j'ai un regard admiratif devant ces femmes qui osent, qui entreprennent, qui vivent de leur passion, qui font des paris, et qui réussissent.
Ayant un projet de reconversion, un concept en tête, j'espère être à la hauteur et me hisser, un jour peut-être, à une place qui me permettra, à mon tour, d'être fière de mon métier, d'apporter aux gens - et à moi-même - un peu de bonheur et de plaisir dans leur quotidien.

2 commentaires:

  1. Joli article. J'aime bien l'idée de référence ou de modèle féminin pour les femmes... même si elles peuvent être des modèles pour tout le monde :)
    J'admire énormément Claire Damon. J'aurais aimé voir apparaître Claire Heitzler, Christelle Brua ou Nina Métayer. Elles sont toutes les 3 à la tête de brigades ce qui, pour des femmes dans des métiers aussi, montre un talent et une force de caractère hors du commun.
    C'est vrai que les sœurettes de Marlette me font moins rêver. Ce sont des entrepreneuses avisées, j'en conviens. Mais vendre 350 g de farine et un peu de levure à 5,80 € parce qu'il est écrit "préparation à crêpes" (c'est véridique et c'est la préparation la moins chère), c'est malin (puisque ça marche) mais ça ne me fait pas rêver.

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    1. Merci pour ton commentaire. C'est vrai qu'il y a beaucoup d'autres femmes (et hommes !) au talent considérable.
      Je ne suis pas une féministe, et je suis la 1ère à m'offusquer quand on fait une différence hommes / femmes. Mais s'agissant du métier de pâtissière et d'entrepreneure, ça me semble faire sens. J'ai récemment passer des entretiens pour intégrer des formations pour passer le CAP pâtisserie, et systématiquement me revient la question "vous êtes une femme, avez-vous conscience que ce métier est physique et qu'il va falloir sacrifier sa vie de famille ?".
      Quand je regarde ces femmes brillantes, j'ai la preuve que ce métier peut être à notre portée à toutes et tous, avec la volonté, la passion, le travail.

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